Ces métiers oubliés

L’artisanat en France, c’est plus de 250 métiers répartis sur quatre secteurs d’activités : l’alimentation, le bâtiment, la production et le service.
Présent sur l’ensemble du territoire, c’est un acteur de la vie locale. Par son activité, il dynamise l’économie, l’emploi et joue un rôle essentiel en faveur du service de proximité.
Si l’on connaît la grande majorité des métiers, certaines activités sont inconnues du grand public et sont devenues très rares dans l’hexagone.
L’absence d’école enseignant certains métiers, les coûts de production moins élevés dans les pays émergents, le désintérêt de la jeunesse pour les travaux manuels ou, tout simplement, le manque de connaissance du grand public, sont autant de raisons qui font la rareté de ces activités.

Travaillant la plupart du temps seul, ou en équipe réduite, ces hommes et femmes ont fait de leur plaisir leur activité professionnelle.
Qu’ils soient horloger, héraldiste, bottier ou noteur, tous sont des passionnés qui ne changeraient pour rien au monde de situation. C’est grâce à eux, toujours prêts à enseigner leur savoir-faire à autrui, que ces métiers oubliés ne deviennent pas des métiers disparus.

  • Fanny Boucher
    L’héliogravure au grain est un procédé du 19ème siècle permettant le transfert d’une image photographique sur une plaque de cuivre par l’intermédiaire de gélatine photosensible. Fanny travaille dans son atelier depuis 2000 et est la seule en France à perpétrer ce procédé de développement photographique.
  • Francis Migeon
    Ils ne sont plus que cinq en France, dont Francis et son fils Benoît. Son métier consiste essentiellement à restaurer les pièces en ivoires des particuliers, mais il lui arrive aussi de créer des pièces uniques avec de vieux stocks qu’il possède.
  • Marie-Claude Steger
    Passionnée de mécanique et de phonographe, Marie-Claude a ouvert sa boutique il y a 40 ans, dans une ancienne boucherie de Saint-Ouen. Étant pratiquement seule à exercer cette activité, elle restaure et répare les phonographes pour le plus grand bonheur des amateurs de 78 tours.
  • Gilles Chabrier
    Cette technique permet de créer des sculptures en 3 dimensions, contrairement aux anciennes techniques qui permettaient de créer uniquement de la deux dimensions. Gilles travaille dans son atelier familial crée par son grand-père. Son fils travaillant avec lui, l’atelier va rentrer dans sa 4ème génération.
  • Michel Lorenzi
    Michel, Maître d’Art en moulage, a hérité de la tradition familiale perpétuée de père en fils depuis 1871. Il fabrique des statues pour les lieux publics, comme par exemple celles que l’on peut voir à l’Assemblée Nationale. Aujourd’hui, il travaille moins à l’atelier, laissant l’équipe qu’il a formé s’occuper de la fabrication.
  • Christian Thiriot
    Christian a suivi une formation de graveur avant de s’intéresser à la restauration d’instruments de précision, tels que de vieux globes terrestres ou des instruments maritimes. Installé depuis 1981, il a aujourd’hui formé une personne pour l’assister dans son travail.
  • Pierre Corthay
    Depuis toujours passionné de cuir, c’est à l’âge de 16 ans que Pierre décide de s’engager dans les Compagnons du Devoir. Aujourd’hui mondialement connu, il fait partie d’un des derniers bottiers de France à travailler entièrement à la main.
  • Philippe Prutner
    Installé comme artisan depuis 1970, Philippe est aujourd’hui l’un des derniers mécaniciens horlogers de France. Alors qu’il aurait déjà pu partir à la retraire, il continu à exercer sa passion.
  • Reinhard Von Nagel
    Après avoir créé l’atelier von Nagel en 1963, Reinhard eut un premier contact avec le monde du clavecin en 1969. Depuis, il fabrique ces instruments rares avec passion dans son atelier du 11ème arrondissement.
  • Michel Heurtault
    Michel réparait déjà les parapluies lorsqu’il était enfant, c’était son jeu. Quelques années plus tard, il a réalisé son rêve en ouvrant son atelier spécialisé dans la restauration et la fabrication de ces objets.
  • Gérard Desquand
    An mil, l’héraldique prend naissance dans la tradition féodale et les armoiries se multiplient. An deux milles, Gérard perpétue la tradition en écrivant les mémoires familiales sur des bijoux armoriés.
  • Lison De Caunes
    Longtemps boudée au début du siècle, la marqueterie de paille est remise au goût du jour durant la période Art Déco où elle fut appliquée sur des murs et des meubles. Après avoir commencé comme restauratrice, Lison, petite fille du décorateur et dessinateur André Grault, est aujourd’hui l’une des seules créatrices en France.